Je prends finalement le temps de vous raconter mon aventure dans le nord du Kenya pendant les vacances de la Toussaint et vous consacre une partie de mon samedi. Certes, cela fait deux semaines que je suis rentrée mais les journées s'enchaînent et les soirées sont plutôt consacrées aux innovations culinaires qu'à l'écran de mon ordinateur.
Le temps écoulé m'a aussi permis de calmer ma colère qui est montée graduellement pendant ce voyage, pour cause d'un guide des plus minables - mais d'un cuisinier fantastique :-) Le mec s'est fait un maximum de tunes sur mon dos et celui des deux touristes allemands que j'accompagnais. Mauvais hôtel à Isiolo, panne de mini-bus à répétition, des réflexions honteuses et une non-connaissance criante de la faune et flore kényanes. Bref un niais de première mais qui n'a quand même pas réussi à nous pourrir notre trip.
Non parce que Samburu, c'est un nouvelle perle à ma collection d'Afrique de l'Est. Les pluies étaient arrivées et les contrastes de végétation et d'habitats furent des plus magnifiques, sur fonds d'écran assez délirants. Nous avons passé la matinée de dimanche à scruter le Mont Kenya autant que nos rencontres animales. Pourtant, ces dernières furent nombreuses et très originales. En effet, Samburu accueille une autre panoplie de Grands Cinq dites spéciaux. Je vous laisse les découvrir au milieu du petit récit photographique de quatre jours sur les routes et chemins kényans.
C'est, je crois, la première fois que je pars en vacances toute seule. Je ne mets que très vraiment mon visage sur cette page mais je pense que je vous aurais pourtant bien fait rire, mon sac au dos sur une 125, sans casque bien sûr! Soleil radieux, vent dans les cheveux, il fallait en profiter pendant cinq minutes avant de me retrouver au milieu d'un matatu bondé. Balade pour traverser une bonne partie du centre-ville, le plan en tête, j'arrivais quelque peu en sueur au bureau de l'agence. Direction Navaisha pour récupérer mes compagnons de voyage mystérieux...
quand on ne le voit pas vraiment.
Dîner en extérieur, frontale bien positionnée et soirée de déconnexion: lecture, cartes d'anniversaire (le mois d'octobre est quelque peu chargé sur ce front) et G&T. Le matin, le ciel joue avec le lac.
déversés par les nombreuses serres qui bordent les rives du lac,
commencent à devenir un fléau envahissant. Elles n'en reste
pas moins jolies, même sans fleur.
Nous quittons Navaisha vers 13h, après que Stefan et Lisa soient allés se balader dans Hell's Gate. Sur mon programme, c'était l'heure d'arrivée à Samburu, à 5 heures de route! Douleurs mensuelles, j'ai fait des grosses siestes, étalée dans le bus avec mon bouquin et mon iPod.
(pas de blague, cf le souffle coupé!, juin 2010)
Nous arriverons en début de soirée à Isiolo, accueilli très rapidement par l'appel à la prière mais il fut beaucoup plus long de trouver une chambre pour la nuit. Nous étions apparemment trop exigeants... Bref, nous faisons des pieds et des mains pour être à 6h30 le lendemain à l'entrée du parc où nous aurions dû camper... Nous partons à l'aube après avoir passé le barrage policier qui empêchent les trajets de nuit sur cette route parfois chaude.

Toute sa partie avant est relativement menue mais
son arrière-train est plutôt développé. Sa mini-version
se confond ici avec les branchages.
l'apparation de palmiers dattiers géants.
impala mort naturellement...
sujet d'une discussion mythique dans la cave de Gaël :-)
Non seulement ses rayures sont différentes mais il
est aussi plus impressionnant physiquement.
beaucoup de grosses. Je ne sais où elle allait mais le mythe
de la tortue lente fut contrarié par cet individu.
sommes sur de la terre bien rouge.
les tâches s'effaçant. I lfaut dire qu'il y a du soleil par ici!
revenus sur Samburu après les récentes pluies. Cet
éléphanteau faisait plier le bois en se grattant l'oreille!
Madame balèze n'a pas eu besoin de zoom!
éléphanteau faisait plier le bois en se grattant l'oreille!
Nous passons la nuit dans des huttes au bord de la rivière. Plein de petites bêtes autour de la moustiquaire mais un calme incomparable pour un repos tranquille.

Rythme de safari, couché tôt, levé tôtci-dessous qui portrait ce lièvre africain sous un
tout autre angle...
corps dans ses serres mais je n'ai pas remarqué l'autre
moitié en train d'être avalée!
que la queue de son déjeuner: un gros lézard!
de ce qui apparaissait être un embouteillage de mini-bus.
pendant que nous petit-déjeunons de crêpes au citron.
le mont Kenya avec nous jusqu'à Nyeri.
Les tribus locales, en froid constant, se sont frictionnées
dans la nuit autour Archer's Post.
de l'entrée de la réserve, à 10 minutes de notre campement.
Depuis, l'école et son rythme bien chargé a repris le dessus. Nous vivons une saision des pluies intense, provoquant de belles inondations sur le campus. Je ne quitte plus mes belles bottes en caoutchouc de Mamimo pour passer d'une leçon de CP à un cours de Terminale.

La situation au Kenya n'est pas aussi dramatique que les media veulent bien le décrire. La crise est ici aussi, alimentaire principalement avec une inflation désinvolte des produits de première nécessité. Kibaki veut finir sa carrière de président avec une petite guerre et, il l'espère, une gloire éternelle. Les représailles semblent vouloir se faire en centre-ville de Nairobi. Nous avons pour la première fois cette semaine fait une similuation d'évacuation du bâtiment en cas d'attaque extérieure. Ça a filé la chaire de poule aux mômes, les petits ont ressenti une tension anormale et ont commencé à pleurer, les profs n'en menaient pas large non plus... On est obligés de dire aux parents que l'on est près, au cas où.
Il est tard, il me prend toujours beaucoup plus de temps que je ne le prévoie de mettre ce blog à jour. Je vais remettre mes guides de la faune et la flore kényanes sur les étagères et aller m'écrouler. Piscine et boulot demain, je reçois une dizaine de profs de français mardi pour une mini formation-discussion sur les programmes et la modération de niveaux. Du jargon pour la plupart d'entre vous!
Je vous embrasse.
Kka x